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14 avril 2017 - 15:30

Un Photomaton UV pour prévenir le cancer de la peau

L’École polyvalente de La Pocatière recevait, le 13 avril dernier, la tournée du Photomaton UV de la Société canadienne du cancer (SCC). Cette activité préventive vise à démystifier, en deux clichés, les dommages occasionnés par le soleil et prévenir d’éventuels cancers de la peau.

Le Photomaton UV fait partie du volet éducatif sur le cancer de la SCC, mis sur pied il y a trois ans. Il parcourt les écoles de la province à la demande de celles-ci, ou à l’initiative de la SCC. À La Pocatière, l’activité a été organisée par Jacob Lévesque, élève de 5e secondaire, et Nathalie Gagnon, enseignante. Elle s’inscrit dans une série de trois activités préventives sur le cancer auxquelles participeront les élèves de l’École polyvalente, dont la dernière n’est rien de moins que le Relais jeunesse qui aura lieu en même temps que le Relais pour la vie de La Pocatière, le 3 juin prochain.

DÉROULEMENT

Le Photomaton UV se déroule en deux parties. Tout d’abord, une photo normale du visage avec un point de crème solaire est prise, suivie d’une seconde à 3 mm sous la peau. Par la suite, l’élève se voit remettre les deux photos présentées côte à côte qui sont analysées par un spécialiste en interprétation. «C’est une analyse des dommages occasionnés par le soleil et non pas un diagnostic possible de cancer de la peau», de préciser Andrée-Sophie Levasseur, agente de service à la communauté à la Société canadienne du cancer.

Des conseils et des recommandations sont ensuite livrés par ces spécialistes. «La crème solaire est primordiale, car on voit très bien sur la photo qu’elle bloque les rayons UV. C’est pourquoi on recommande l’équivalent d’une cuillère à soupe pour le visage et la grosseur d’une balle de golf pour le reste du corps. Répétez l’application tous les 2 h», précise Élodie Dumont-Rousseau, spécialiste bénévole.

Une crème solaire hydrofuge, avec un FPS de 30, une protection UVA et UVB et approuvée par les dermatologues est recommandée. Porter des lunettes de soleil, des chapeaux ou des casquettes est également suggéré. «Ce qu’il faut retenir, c’est les trois lettres C-H-O : crème solaire, habillement, ombre. Malheureusement, pour les Nord-Américains, rechercher l’ombre, alors que l’on n’a que très peu de temps pour profiter du soleil et de la chaleur durant l’année, c’est une forme de punition. Alors que les gens qui habitent les pays chauds ont une tendance plus naturelle à se protéger du soleil», d’ajouter la spécialiste bénévole.

RÉACTIONS

Suite à son expérience au Photomaton, Megan Gagné s’est dite contente des résultats obtenus. «Je revenais d’Hawaii et j’ai vu que le soleil n’a pas fait trop de dommages à ma peau», expliquait-elle.

Autrement, elle avouait qu’elle a tendance à se mettre davantage de crème solaire sur le visage que sur le corps, et cela, surtout lorsqu’elle est en voyage. «Je vais faire plus attention à partir de maintenant, même à la maison», mentionnait-elle.

Un autre élève, parmi les premiers à recevoir son analyse, s’est dit réfractaire à l’idée de porter une casquette pour se protéger du soleil. «On dit que ça fait perdre les cheveux», s’exclamait-il.

De son côté, André-Sophie Levasseur concluait que les gens devraient se prêter à ce genre d’activités tous les cinq ans. «On pourrait voir de cette façon si la sensibilisation a réellement fonctionné. Parce que ce n’est pas juste de prévenir le cancer de la peau que de prévenir le vieillissement prématuré de celle-ci.»

Collaboration : Le Placoteux, Maxime Paradis

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