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9 avril 2017 - 06:32

Bois d'oeuvre : Guy Caron interpelle le gouvernement sur sa gestion de la crise

D’ici quelques semaines, le gouvernement américain annoncera la détermination de la surtaxe qu’il compte imposer au bois d’œuvre canadien suite à la plainte que les producteurs américains ont déposée au Département du Commerce des États-Unis. Suite à cette détermination, la surtaxe pourrait s’appliquer dès le 1er mai prochain sur les exportations de bois d’œuvre canadien. Constatant l’inaction persistante des libéraux fédéraux dans ce dossier, le député de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, Guy Caron, joint sa voix pour interpeller le gouvernement sur son plan pour faire face à la crise qui se dessine.

«Les jours passent et nous n’avons toujours pas de plan B en place dans le dossier du bois d’œuvre. Le budget ? Une chance ratée de mettre cartes sur table ! D’ici le 24 avril, une taxe supplémentaire pouvant s’élever jusqu’à 30% va s’abattre sur le bois canadien vendu aux États-Unis. Le gouvernement va-t-il agir une fois pour toutes ?» était demandé en Chambre encore récemment.

Malheureusement, le gouvernement Trudeau semble très peu enclin à fournir des réponses à cette demande de garanties de prêts maintes fois répétées depuis septembre 2016 ainsi que par tous les acteurs liés au secteur forestier du Québec, y compris par des spécialistes comme le professeur Luc Bouthillier, de l’Université Laval.

Les acteurs locaux témoignent du climat défavorable et de la surtaxe nocive qui se profile à l’horizon. Dans ce contexte, les entreprises forestières de la région n’ont d’autre choix que de se préparer à encaisser le coup et, dans certains cas, à évaluer les possibilités de pertes d’activités importantes dans les prochains mois.

«C’est révoltant qu’un gouvernement néglige de cette manière un secteur aussi stratégique de notre économie que celui de la foresterie ! Et on ne parle pas seulement d’une tactique politique pour garder l’Opposition dans l’ignorance, mais bien de l’absence totale de signaux positifs ou encourageants, que ce soit pour l’industrie, les travailleurs et les communautés. On sent d’ailleurs que la mobilisation est en train d’atteindre un nouveau seuil», souligne le député.

«Tout le monde est dans l’incertitude, mais on se contente de nous réciter de belles paroles ensoleillées dans les rencontres ou à la Chambre des communes. Ils sont avec nous, ils comprennent l’enjeu, ils travaillent fort... Non, je n’ai plus confiance que ce gouvernement qui refuse d’enlever ses lunettes roses va agir de son propre chef. En tant que région, tous ensemble, nous devons continuer notre mobilisation pour qu’on ne nous sacrifie pas dans une entente à rabais et pour que le gouvernement apporte son soutien à la protection de nos emplois forestiers», conclut Guy Caron.

 

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