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10 janvier 2017 - 06:54 | Mis à jour : 09:01

Le statu quo pour le prix payé aux acériculteurs

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec et le Conseil de l’industrie de l’érable (CIE), représentant les acheteurs de sirop d’érable, ont conclu une entente sur le prix payé aux acériculteurs pour le sirop d’érable en vrac. C’est le statu quo pour les saisons de commercialisation 2017 et 2018.

«Chacun a mis de l’eau dans son vin pour en arriver à une entente. Les énergies de la filière seront donc dirigées vers la poursuite du développement des marchés et l’augmentation des ventes», a commenté Eliott Levasseur, président du CIE et dirigeant à la tête de l’entreprise Decacer de Dégelis.

«Nous sommes très satisfaits d’avoir été en mesure d’en arriver assez rapidement à un terrain d’entente. Cela démontre une grande sagesse de l’industrie et un niveau de confiance mutuel de plus en plus présent», a commenté Serge Beaulieu, président de la Fédération.

Toutefois, le classement se fera dorénavant sur la base de quatre classes, au lieu des cinq qui étaient en vigueur (AA, A, B, C, D), afin de s’ajuster avec les nouvelles classifications fédérale et provinciale. Si acceptés par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ), les prix 2017 s’établiraient ainsi : Doré à 2,95 $, Ambré à 2,94 $, Foncé à 2,85 $ et Très foncé à 2,55 $. Pour les sirops de la Catégorie de transformation, le prix demeure à 1,80 $. De plus, la prime offerte pour le sirop d’érable certifié biologique est bonifiée et passerait de 0,175 $/livre à 0,18 $/livre.

2017 PROMETTEUSE

La quantité de sirop d’érable produite à chaque année est directement liée aux conditions climatiques du printemps. Une température trop chaude ou froide sur de longues périodes peut avoir des conséquences néfastes sur le niveau de production. En 2017, un autre facteur pourrait cependant rendre la saison plus fructueuse pour plusieurs producteurs acéricoles, soit une augmentation du nombre d’entailles.

Rappelons que la Régie des marchés agricoles du Québec a autorisé les acériculteurs à effectuer 5 millions d’entailles supplémentaires, une décision très bien reçue par les producteurs de la région. On estime que les acériculteurs québécois pourront ainsi augmenter leur production de 12 %. Quelque 1,8 million de ces entailles seront allouées à de nouvelles entreprises et 3,2 millions à des producteurs qui souhaitent accroitre leur production. L’ajout des 5 millions d’entailles représente des investissements de près de 100 millions de dollars, considérant que le cout d’installation d’une entaille est évalué à 20 $.

Les producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent avaient 8 400 000 entailles lors de la dernière saison. «Avec un million d’entailles supplémentaires en 2017, on serait content», a mentionné la présidente du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie, Sylvie Laliberté, en septembre dernier. En moyenne par année, les acériculteurs de la région bas-laurentienne produisent 26 millions de livres de sirop d’érable, des retombées économiques de près de 73 millions de dollars. La MRC de Témiscouata est une terre fertile pour l’acériculture. On y retrouve 5 millions d’entailles, soit plus de 60 % des entailles du Bas-Saint-Laurent, ce qui contribue à en faire la deuxième région productrice en importance au Québec.

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec représente 7 300 entreprises acéricoles pour un total de 43 millions d’entailles. Le Québec assure en moyenne 72 % de la production mondiale de sirop d’érable.

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