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4 novembre 2016 - 06:58

Quand les procureures font la classe

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Simulations de procès, mises en situation et jeux de rôles sont au cœur d’une initiative du Directeur des poursuites criminelles et pénales, un projet d’enrichissement juridique, piloté par Me Annie Landreville, Geneviève Blouin et Pascale Gaudette dans les classes de 5e année de l’école internationale Saint-François-Xavier. Une initiative unique dans l’Est du Québec.

Le sujet de l’atelier de cette semaine : l’école buissonière. Deux élèves revêtent un habit de juge, collet blanc et foulard noir en guise de costume, et régissent les interventions des autres, qui répondent à des questions, ou les posent aux procureures. Ils doivent se lever pour prendre la parole, comme le feraient des avocats en cour.

S’ensuit une courte présentation simplifiée de la Loi sur l’instruction publique. De 6 à 16 ans, les enfants doivent se rendre en classe à tous les jours, sauf si leur absence est motivée par les parents ou lors de circonstances exceptionnelles. On aborde aussi les conséquences de sécher les cours. Les élèves s’adonnent ensuite à des mises en situation et une courte pièce de théâtre afin de bien synthétiser les apprentissages de la dernière heure.

«Les recherches tendent à démontrer que les élèves de 5e année sont encore réceptifs aux lois et règlements à cet âge. Le point culminant de notre démarche sera une simulation de procès au palais de justice, et ce sont les élèves qui joueront les différents rôles», explique Me Annie Landreville.

Pendant 17 semaines, de manière hebdomadaire, les procureures rencontrent les étudiants, et abordent différents thèmes. Les peines pour adolescents, versus les peines pour adultes, réfléchir aux conséquences de ses actes, comment se déroule une intervention des policiers sont quelques sujets abordés avec eux.

Les professeurs Frédéric Léveillé et Josiane Bérubé en ont même fait un module de recherche, appelé «Coupable non-coupable». Cette initiative, intitulée le «projet LEAD», a été élaborée par un bureau de procureurs de Los Angeles avec l’aide de la Constitutional Rights Foundation. Un projet pilote avait été instauré dans une école de Boucherville, en 2014. Depuis, le programme continue son expansion au Québec.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bravo pour cette merveilleuse idée!!! Je suis certaine que les élèves vont être captiver du début à la fin. Bon atelier à nos jeunes et qui sait peut-être qu'il y aura d'autres écoles qui seront intéresser à faire de même sur les vrais réalités de la vie. Bon ateliers aux procureures !!!

    Lise - 2016-11-04 09:16