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29 octobre 2016 - 11:00 | Mis à jour : 31 octobre 2016 - 20:49

Traumatologie : modification des corridors de transport

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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De nouveaux corridors en traumatologie, pour le transport des blessés par ambulance, seront instaurés à partir du mois de décembre partout sur le territoire du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Le CHRGP apparaitra comme un point de convergence pour la région.

Les paramédics disposeront désormais de 60 minutes pour transporter un patient ayant subi un choc traumatologique vers le plus haut niveau d’établissement de santé. Avant novembre 2013, ce délai était de 30 minutes. Après quelques années d’études et d’analyse, les nouveaux corridors commencent à prendre forme et à s’appliquer dans la région.

À titre d’exemple, une victime d’accident survenu à Saint-Jean-de-Dieu serait maintenant transportée directement à Rivière-du-Loup (dans un périmètre de 60 minutes) plutôt qu’à Trois-Pistoles, selon son état et les circonstances.

«Les ambulanciers évalueront les patients selon les cas qui sont devant eux. Un patient dont il est impossible de gérer la respiration, c’est certain qu’on est mieux d’arrêter dans le centre le plus près pour le stabiliser avant de repartir», clarifie le Dr Simon Delisle du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Il rappelle toutefois qu’il voit plus d’avantages au transport d’une victime directement dans un lieu où se trouve un département de chirurgie et d’anesthésie qu’arrêter dans un centre de stabilisation pour repartir moins d’une heure plus tard.

Le but recherché est bien entendu de disposer du plus de ressources possibles pour traiter les patients dans les plus brefs délais.

«Plus l’intervention est rapide, plus on a de chances de sauver des vies. On veut éviter les effets néfastes et réseauter le système de santé, en envoyant les bons patients aux bons endroits selon leur situation», explique Dr Delisle.

Trois-Pistoles et Pohénégamook serviront de centres de stabilisation, Notre-Dame-du-Lac et La Pocatière sont considérés comme des centres primaires, où des soins peuvent être donnés. Rivière-du-Loup et Rimouski agiront comme des centres secondaires, soit les établissements de santé de plus haut niveau avant le transfert vers l’Enfant-Jésus de Québec.

«Un patient en arrêt cardiaque à Trois-Pistoles sera transporté à Trois-Pistoles, pour avoir des soins rapidement, cela ne change pas», soutient-il.

Des formations seront dispensées aux techniciens ambulanciers et aux infirmières du Bas-Saint-Laurent concernant des nouvelles échelles d’évaluation des patients qui seront mises en place vers le 12 décembre, simultanément aux corridors de traumatologie.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Le but recherché est bien entendu de disposer du plus de ressources possibles pour traiter les patients dans les plus brefs délais.
    «Plus l’intervention est rapide, plus on a de chances de sauver des vies.

    Au Bas St-Laurent et surtout en Gaspésie il y-a des horaires de faction, ou les paramédics sont de garde 24h/24 et attendre les appels à la maison,ce qui cause une augmentation des temps réponses de 10 À 15 minutes. Comment peut on vouloir faire une telle pratique quand les horaires de travail ne le permettent pas ?

    Comme d'habitude des gens qui n'ont jamais fait le travail et n'ont jamais connue les réalités du terrain "même si c'est un coordonnateur médical".

    C'est vouloir construire une maison sans avoir fait la fondation !

    Hilaire Côté - 2016-10-31 08:47