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7 octobre 2016 - 11:00 | Mis à jour : 17:04

Saint-Arsène : demande d’injonction contre les travaux de la rue des Cèdres

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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À peine débutés, les travaux d’abattage à l’extrémité est de la rue des Cèdres à Saint-Arsène sont suspendus jusqu'à mercredi, au moins. Les Entreprises Lavoie-Dion ont fait une demande d’injonction à la Cour du Québec, vendredi. 

Un nouveau chapitre s’écrit donc dans cette saga de la rue des Cèdres. Cette fois, le citoyen Gilbert Dion espère de nouveau mettre fin au prolongement de la rue en s'appuyant sur les risques environnementaux, notamment pour le milieu humide. La demande d’injonction a été entendue vendredi après-midi par la juge responsable du dossier. Elle a pris le tout en délibéré jusqu'à mercredi. Elle prendra alors une décision. Pour le moment, les travaux débutés il y a deux jours sont suspendus. 

«Notre demande d’injonction vise à faire arrêter les travaux pour donner le temps au ministère de l’Environnement d’effectuer son étude, ses analyses», explique M. Dion, qui s’est rendu sur les lieux ce matin. «Nos avocats ont eu des correspondances avec le ministère. Ce dernier aurait rejoint la municipalité à trois reprises pour lui recommander de ne pas procéder aux travaux. Il fallait agir.»

Selon la maire Claire Bérubé, qui était aussi sur le chantier ce matin, la municipalité avait tous les droits d’entamer ces travaux qu’elle souhaite terminer avant l’hiver. «En avril, la Cour supérieure nous a donné le droit d’aller de l’avant dans ce dossier», a-t-elle rappelé. 

Mme Bérubé ajoute que le projet de rue «contourne d’ailleurs le milieu humide», situé plus au nord. De son côté, M. Dion soutient qu’il y a tout de même un risque d’assécher le milieu puisque la rue fait partie d’une «zone tampon» qui doit être protégée. Qui aura raison? La réponse viendra du ministère et de son étude.   

Vendredi, les travaux étaient effectués par deux employés de la municipalité, qui étaient assurés et avaient un permis en main. Il y a deux jours, les employés du groupement forestier engagé par la municipalité avaient quitté les lieux, après que M. Dion leur ait fait part des risques environnementaux et personnels que le projet comportait. 

La Sureté du Québec s’est aussi présentée sur les lieux, mais elle n’a pas eu à intervenir et a rapidement rebroussé chemin. 

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Sa vas tu finir cette guerre la. M. Dion c,est ns les contribuables qui payons les avocats. Vs voulez passer par la loi. Je prends pour ni l,un ni l,autre moi je pense à mon porte.monnaie.Des hausse de taxes à toutes les années.

    Monique lapierre - 2016-10-08 09:14
  • "Cette fois le citoyen (...) s'appuie sur oes risques environnementaux, notamment pour le milieu humide"

    C'est du déjà vu. C'est le même argument depuis 9 ans! Quiconque connait un peu l'écologie sait bien que le gabarit des arbres que la municipalité abat démontre qu'ils ne se situent pas dans un milieu humide... La notion de zone tampon, ça commence où et ça finit où? Le jugement de la Cour n'impose pas de contraintes par rapport à cette question.

    Éco-logique - 2016-10-08 09:04