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29 juin 2016 - 06:47 | Mis à jour : 08:45

Projet de zone industrialo-portuaire à Cacouna

La protection des bélugas à nouveau dans le débat

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Ce n’est déjà pas facile d’attirer des entreprises utilisatrices d’un port de mer à Cacouna. Cela l’est encore davantage parce qu’à chaque nouveau projet lié à la vocation première de ces infrastructures de transport, les groupes environnementaux s’intègrent immédiatement dans le débat afin de protéger le béluga.

Nature Québec a signifié ses inquiétudes à la suite de l’annonce officielle visant la mise en place d’une zone industrialo-portuaire à Cacouna. Ce secteur abrite une pouponnière de bélugas du Saint-Laurent. L’organisme craint des répercussions néfastes pour cette espèce en voie de disparition.

«Le gouvernement annonce un investissement de 125 000 $ pour des projets de développement industriel, alors que les enjeux environnementaux, notamment les impacts des activités humaines dans l’habitat essentiel du béluga, ne semblent pas faire partie des réflexions en amont», commente Nature Québec.

L’organisme a rappelé qu’il a mobilisé la population dans un vaste débat qui a abouti à l’abandon du controversé projet de terminal pétrolier que voulait construire la compagnie TransCanada, justement en raison de la présence des bélugas. «Il est aberrant de constater que, deux ans après cette saga du port pétrolier de TransCanada, le gouvernement Couillard récidive avec son projet de favoriser Cacouna comme zone industrialo-portuaire de sa nouvelle stratégie maritime. Cela va à l’encontre de la protection de cet habitat qui constitue la pouponnière des bélugas», souligne Me Michel Bélanger, président de Nature Québec.

«Déjà l’été dernier, le gouvernement du Québec avait avancé cette idée, mais nous pensions qu’il avait compris l’importance de protéger cet habitat, surtout que le gouvernement fédéral vient de déposer un projet d’arrêté ministériel pour protéger l’habitat jugé critique pour la survie du béluga du Saint-Laurent», poursuit Me Bélanger.

Nature Québec souhaite rappeler au ministre Jean D’Amour ainsi qu’au premier ministre Philippe Couillard leur devoir en matière de protection du béluga et du Saint-Laurent et ce, même à l’intérieur d’une stratégie essentiellement économique.

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