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20 juin 2016 - 06:05

Jean D’Amour dresse son bilan de session parlementaire

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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La session parlementaire n’a pas été de tout repos pour le ministre Jean D’Amour qui a dressé son bilan le 17 juin. Les secteurs de la santé et des infrastructures ont fait l’objet de nombreuses discussions au cours des dernières semaines.

On retient surtout les compressions de 20 M$ qui touchent directement le CISSS du Bas-Saint-Laurent. Si au début, l’organisation assurait qu’aucune fermeture ou service ne serait touché, l’inquiétude est forte alors qu’une dizaine d’employés ont appris que leurs postes allaient être abolis.

«Si je pense que les compressions et les mesures sont irrationnelles, je vais le dire. Ça fait 40 ans qu’on dit que notre système de santé est malade. On prend les dispositions pour régler cela. On garde nos établissements et les blocs opératoires ne seront pas fermés, mais optimisés. C’est nécessaire», a affirmé le député D’Amour. Il croit fermement qu’il est possible d’amputer le budget du CISSS du Bas-Saint-Laurent, sans en affecter les services et affirme être en communication avec le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barette, de même que la directrice du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Il a ajouté qu’il assurera également un suivi pour le projet de CHSLD de Chauffailles de 30 M$ et assure que le dossier d’hémodialyse à Rivière-du-Loup continue de cheminer.

CARREFOUR MARITIME

Le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata avait octroyé une aide financière de 2 M$ en 2015 pour le volet tourisme de la Stratégie maritime, dans le cadre de l’éventuelle construction du Carrefour maritime à la Pointe de Rivière-du-Loup. Cette aide vient à échéance à la fin du mois de juin.

«On nous a demandé de reconduire l’enveloppe sur un an, j’ai refusé. On accorde un nouveau délai, mais pas d’un an. C’est certain qu’on a manqué le rendez-vous de 2016. Il faut que le fédéral mette de l’argent et la Ville a aussi un travail à faire. De mon côté, je dois prévoir un plan B», précise-t-il.

De son côté, le maire de Rivière-du-Loup Gaétan Gamache estime que la rencontre de travail du 17 juin avec le député a eu un écho positif. «Nous avons convenu d’une extension de l’aide financière jusqu’à la fin du mois de septembre. Nous avons les trois quarts de l’argent des partenaires d’amassés. Tous les contrats de location sont signés, on est très près d’une annonce», a-t-il évoqué.

STRATÉGIE MARITIME

Dans le cadre de la Stratégie maritime, 16 zones industrialo-portuaires seront présentées au cours des prochains mois. Celle de Cacouna sera annoncée dès la semaine prochaine.

Jean D’Amour entend faire du changement du navire à Rivière-du-Loup (Trans St-Laurent) un enjeu lors de la prochaine session parlementaire. De la construction du bateau à son arrivée au quai, il peut s’écouler de trois à cinq ans.

La traverse de Saint-Juste-du-Lac, qui accuse un manque à gagner de 79 000$ avait demandé également une aide financière du gouvernement afin de pouvoir continuer d’opérer. La MRC de Témiscouata avait annoncé un montant de 40 000$ sur 3 ans au début du mois de juin. «J’ai dit à la responsable de mettre le processus de reprise des opérations en cours, on s’en vient et je vais livrer. On regarde pour ajouter une vocation complémentaire et développer le produit, afin qu’il soit plus qu’un moyen de transport pour les citoyens», a-t-il précisé.

CONTROVERSE

La session parlementaire du ministre Jean D’Amour a aussi été plongée dans la controverse concernant Sam Hamad et Marc-Yvan Côté concernant le financement de l’entreprise Premier Tech. «C’est une entreprise de chez nous qui s’illustre à l’international et procure de l’emploi à 1 000, c’est un atout pour la région», a-t-il complété. Il a assuré qu’il continuerait à soutenir Premier Tech à la lumière des dernières conclusions qui ne blanchissent ni accusent Sam Hamad, mais soulignent plutôt le manque de rigueur dans le processus de financement.

 

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