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15 juin 2016 - 15:43 | Mis à jour : 16 juin 2016 - 14:58

CISSS du Bas-Saint-Laurent: des coupures de 20 M$

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent devra sabrer 20 M$ sur deux ans dans ses dépenses pour respecter l'équilibre budgétaire. La nouvelle a été confirmée mercredi après-midi lors de la séance régulière du conseil d’administration du CISSS qui a eu lieu à Saint-Pascal.

Du même souffle, le CISSS soutient qu’il s’agira avant tout de réorganisation et qu’il n’y aura aucune coupure de services, que l’accessibilité aux services sera maintenue dans tous les territoires et qu’il n’y aura aucune fermeture ou diminution d’heures d’ouverture des blocs opératoires, des urgences et des services d’obstétrique.

C’est une septième fois en autant d’années que le milieu de santé au Québec subit des compressions. Un poids qui se fait sentir chez les divers intervenants du milieu. Pour 2016 – 2017, le CISSS doit respecter un budget de près de 623 M$. L'année dernière, malgré une réduction budgétaire imposée de 17,2 M$, le CISSS a dégagé un surplus d'un peu plus de 6 M$, une somme qui servira maintenant à éponger, en partie, les nouvelles compressions. 

« Comme n’importe quelle famille ou entreprise, on a un budget à respecter. C’est une loi, également, alors il nous appartient de trouver les mesures appropriées. On est dans un contexte de finances publiques extrêmement étroits (…) Nous ne sommes pas résignés, mais responsables », a notamment commenté la directrice générale du CISSS, Isabelle Malo. 

La nouvelle a naturellement suscité plusieurs réactions dans la salle Alphonse Desjardins du centre communautaire Robert-Côté. Plus d’une heure a été nécessaire pour entendre les intervenants venus d’un peu partout au Bas-St-Laurent qui voulaient faire part de leurs inquiétudes et de leurs questions. 

« Les employés sont déjà à bout de souffle, alors ce n’est pas facile à prendre. Nous sommes très inquiets. Nos syndicats s’attendent au pire, à des coupures drastiques et à des réductions de postes importants (…) On croit qu’on va quand même se retrouver avec des coupures de service », a déclaré Daniel Charrette, vice-président régional pour la FSSS du Bas-St-Laurent, soulignant que l’administration a une épée de Damoclès, tenue par le ministre Gaétan Barrette, au-dessus de la tête. 

De son côté, le préfet de la MRC du Témiscouata, Guylaine Sirois, compte regarder la situation de très près. « Je suis contente, pour le moment, qu’il n’y a pas de coupures, mais ça ne veut pas dire que ça ne sera pas fait l’an prochain. Nous devons être attentifs », a-t-elle commenté. 

Isabelle Malo n'a pas été en mesure de préciser précisément en quoi consistera la réorganisation et quels établissements seront touchés. Elle assure toutefois qu'il y a la possibilité d'épargner du côté des services de soutien comme la cafétéria du point de service de St-Pascal, par exemple, qui n'entre pas dans son argent. Davantage de détails devraient être connus dans quelques jours, soit après que l'administration du CISSS ait rencontré les employés et syndicats concernés. 

 

Collaboration : François Drouin

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