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13 juin 2016 - 06:54

Alain Nadeau reçoit le prix «Reconnaissance Claude Béchard»

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le 8 juin à Pohénégamook Santé Plein Air, Alain Nadeau, propriétaire de l’entreprise ASN Machinerie à Rivière-Bleue, a reçu le prix «Reconnaissance Claude Béchard» remis par le Conseil des dirigeants d’entreprises du Témiscouata (CDET).

«M. Nadeau a su adapter son entreprise à de nouvelles technologies, améliorer l’offre de services et innover. De plus, son entreprise est très impliquée dans le milieu», a souligné Linda Bossé, présidente du CDET. Ayant plus de 25 ans d’expertise dans son domaine, ASN Machinerie œuvre en soudure, coupage et usinage de pièces métalliques en plus d’effectuer la fabrication et la réparation d’éléments de tous genres.

Rappelons qu’en 2013, le CDET a mis sur pied le prix «Reconnaissance Claude Béchard» afin de rendre hommage à M. Béchard, instigateur du CDET, développeur et grand ambassadeur du Témiscouata. En 2016, cette reconnaissance a été remise en collaboration avec le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) de Témiscouata et la Corporation de développement économique du Transcontinental (CODET).

UN ENTREPRENEUR VISIONNAIRE

Cette année, l’organisation avait un entrepreneur visionnaire comme conférencier. Nicolas Duvernois est l’homme derrière Pur Vodka, la première vodka créée au Québec et qui a gagné la médaille de la meilleure vodka au monde. C’est d’ailleurs cette distinction qui a véritablement propulsé son entreprise. «Pur Vodka est la troisième vodka la plus vendue au Canada et nous exportons à l’international. Notre record de production est de 36 000 bouteilles dans une journée», a précisé M. Duvernois.

Le conférencier s’est servi de l’humour pour passer son message qu’un entrepreneur ne doit pas abandonner facilement après un échec. Son parcours a d’ailleurs été parsemé d’embuches. «Ma première expérience comme entrepreneur, en tant que propriétaire d’un restaurant, a été une catastrophe», a-t-il souligné. C’est cependant celle-ci qui lui a fait découvrir la popularité de la vodka et surtout le fait qu’aucune marque de cette boisson alcoolisée n’était distillée au Québec.

Après avoir étudié en sciences politiques à l’université, il continue de travailler sur son projet de vodka. Pour le financer, il lave les planchers dans un hôpital la nuit. Après avoir trouvé le nom et obtenu un permis pour l’exporter aux Etats-Unis, il devait maintenant trouver une recette ce qu’il n’avait pas encore. M. Duvernois demande à un distillateur d’élaborer des échantillons et il identifie sa recette parmi 26. Un autre obstacle de taille survient, la Société des alcools du Québec (SAQ) refuse dans un premier temps de vendre sa vodka. Il sent la fin de son beau rêve arriver, mais il fait une dernière tentative pour ne pas couler en inscrivant sa vodka au prestigieux concours de Londres. «J’ai obtenu la médaille de la meilleure vodka dans la plus importante compétition avant même d’avoir vendu une bouteille de Pur Vodka. Environ cinq jours plus tard, je reçoit un appel de la SAQ», a indiqué Nicolas Duvernois.

Celui-ci a ouvert la voie aux autres distillateurs québécois dont Jonathan Roy de Saint-Arsène de la Distillerie Fils du Roy. Il a d’abord produit le gin Thuya à 45 % d’alcool et la Courailleuse, une boisson à base d’herbes (absinthe) qui a un taux d’alcool de 72 %. On note aussi une nouvelle vodka, la Grande Bagosse d’Al Capone, à 40 % d’alcool. «La compétition, c’est bon pour nous motiver. Je voudrais que les gens développent le réflexe de boire des spiritueux du Québec. Si j’ai pu faciliter le chemin, j’en suis très heureux», a conclu l’homme d’affaires.


 

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