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11 juin 2016 - 10:31

Sylvain Jean : La retraite autour du monde

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

Twitter Francois Drouin

Le nom de Sylvain Jean vous est peut-être familier. Directeur du Service incendie de Trois-Pistoles de 1992 à 2002, puis de Rivière-du-Loup de 2002 à 2010, le retraité est aujourd’hui un véritable passionné des voyages. Une passion découverte sur le tard.

«C’est en 2008 que le déclic s’est fait. Mon frère Benoît m’a envoyé un courriel dans lequel il me disait «Je m’en vais en Haïti, ça te tente-tu?», et j’ai dit oui», souligne M. Jean. C’était le début de plusieurs aventures.

C’est donc à l’approche de la soixantaine que l’ex-directeur incendie, qui n’était pas un grand voyageur, s’est découvert un gout prononcé pour l’aventure.  Sur le tard, comme il l’admet lui-même.

Depuis, il a gravi le mont Washington, qui culmine à 1 916 mètres, à quatre reprises. Il a visité New York à trois reprises, l’Île-du-Prince-Édouard et Ottawa n’ont plus de secret pour lui. Cette nouvelle passion l’a aussi conduit en Tunésie alors qu’il a atterri à Tozeur en plein désert. Puis en 2010 il mettait le cap sur la Turquie et l’île de Rhodes en Grèce.

PÉROU

Mais c’est son dernier périple qui retient l’attention. Du 12 au 25 mai derniers, Sylvain Jean s’est offert un véritable périple au sein de l’Empire inca avec comme point culminant le Machu Picchu et son ancienne cité du 15e siècle. Oubliez l’autobus, c’est à pieds qu’il a gagné le sommet.

Pour une première fois, le randonneur qui d’ordinaire est accompagné de sa conjointe Joan Pelletier, ou de son frère Benoît, a quitté seul le Québec. Pendant douze jours, dont un trek de cinq jours, il a rejoint la célèbre montagne et sa cité. L’homme de 66 ans souhaitait sortir de sa zone de confort, être dépaysé, il a été bien servi.

«Nous étions neuf marcheurs en plus d’un guide francophone, de trois cuisiniers, de trois porteurs et de cinq mules.  Nous avons circulé dans les vallées en nous dirigeant vers l’Amazonie. De là, nous avons traversé de hautes montagnes où l’air était raréfié, moins 40% d’oxygène nous-a-t-on dit. Pendant la plus grande partie du trek, nous marchions en altitude, à plus de 4000 mètres pour franchir le sommet de la plus haute vallée à 4900 mètres», raconte le randonneur.

RETOUR

Outre de magnifiques photos que ramène-t-il de ce voyage? «Des images qui resteront ancrées en moi pour le restant de mes jours. Aujourd’hui, il serait impensable de recréer de telles cités, de tels ouvrages. C’est un voyage de découverte, des autres, d’une culture différente, mais aussi de soi.»

Et maintenant ? Celui qui réside aujourd’hui à Québec entend user ses semelles quelque part en Europe, à la découverte du vieux continent. Une retraite nommée voyage.

 

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