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18 mai 2016 - 15:45

Des écoles inclusives à la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Depuis environ deux ans, la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup a mis sur pied une démarche d’intégration destinée aux élèves transsexuels et transgenres visant à faciliter leur intégration au cours de leur processus de transition.

La sexologue en milieu scolaire, Annick Kerschbaumer, souligne que l’acceptation est plus facile pour les élèves qui ont suivi le cours abordant l’identité sexuelle, dispensé aux élèves de 3e secondaire. «Quand une situation réelle survient, les jeunes sont préparés, on leur en a déjà parlé. Ils sont donc sensibilisés, et souvent le groupe devient un soutien pour le jeune», a expliqué Mme Kerschbaumer.

Entre 1998 et 2008, période où Elizabeth (voir autre texte) a fréquenté le système scolaire, il y a eu un vide concernant l’éducation sexuelle dans le cadre des cours dispensés au primaire et au secondaire. Une démarche globale a donc été entreprise depuis 2008 par la Commission scolaire. «Je viens en visite dans les cours d’éthique ou de sciences, selon les classes. J’aborde l’identité sexuelle, la cyberpornographie, les dépendances», explique la sexologue.

DÉMARCHE

Dès qu’un élève parle de sa situation avec la sexologue de l’école, une démarche se met en branle. Il devra rencontrer un pédopsychiatre et avoir un diagnostic en main. «On décidera ensuite d’une date de coupure logique à laquelle le changement de sexe sera officiel. Souvent, on choisit normalement la rentrée ou le retour du congé de Noël», explique Mme Kerschbaumer.

Elle se chargera par la suite de rencontrer les professeurs, les élèves touchés par la transition, afin de constituer un noyau de soutien autour de l’élève qui est en transition.

« On veut créer un milieu qui est propice aux apprentissages et que la vie soit la plus normale possible pour le jeune», souligne la directrice en l'adaptation scolaire et des services éducatifs, Monic Vézina, de la Commission scolaire.

Plusieurs écoles de la région, notamment l’École secondaire de Rivière-du-Loup, possédaient déjà des salles de bains neutres entre leurs murs. Aucun changement n’a donc été nécessaire de ce côté.

Les procédures et la démarche d’intégration sont tout sauf rigides. Les enseignants et le personnel éducatif s’adaptent à chaque situation et aux besoins de l’élève concerné.

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