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23 avril 2016 - 07:03

Dossier acériculture

L’acériculture est cruciale pour le Témiscouata

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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L’acériculture est une ressource cruciale dans notre région et plus particulièrement au Témiscouata. Plus de 60 % des entailles du Bas-Saint-Laurent se retrouvent dans cette MRC, ce qui contribue à en faire la deuxième région productrice en importance au Québec.

Ces chiffres fournis par la MRC de Témiscouata sont très révélateurs de l’importance de cette production : «Le Témiscouata compte 264 entreprises acéricoles dont plusieurs érablières sont de très grande taille allant jusqu’à 100 000 entailles. Le Témiscouata génère 17,2 millions de livres de sirop par année avec 5,3 millions d’entailles. » Seulement à Saint-Athanase, une municipalité reconnue pour sa production acéricole, on y retrouve 40 producteurs pour un total de 700 000 entailles. 

AU BAS-SAINT-LAURENT

Lors du 5e Café de l’emploi en acériculture tenu le 17 décembre dernier au Centre de formation professionnelle en production acéricole de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs à Pohénégamook et organisé par le Service Accès-Emploi, Amélie Pichette, de l’UPA, a brossé un bref tableau de l’acériculture au Bas-Saint-Laurent : 558 entreprises, 8 000 000 d’entailles et une moyenne de 15 000 entailles par entreprise. 

Pour sa part, Frank St-Pierre du Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent a présenté les résultats d’une enquête menée auprès des producteurs acéricoles afin de déterminer les salaires offerts en moyenne : 19.67 $ de l’heure pour un poste de responsable, 16.69 $ / h pour un ouvrier acéricole et 15.32 $ / h pour un manœuvre. Un ouvrier acéricole peut gagner en moyenne 736 $ par semaine.

UN FORT POTENTIEL

Dans le portrait agroalimentaire du Bas-Saint-Laurent de 2010 et paru en 2013, réalisé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, on précise que « le secteur acéricole régional présente un fort potentiel de développement dont il faut davantage tirer profit, en raison de la demande croissante des marchés intérieur et extérieur. La rareté et l’exclusivité des produits acéricoles favorisent grandement la région. Il importe donc de favoriser la commercialisation des produits de l’érable et de maximiser la plus-value issue de la transformation du sirop aux niveaux local, régional et international. »

La suite de notre dossier sur l'acériculture sera présentée demain sur infodimanche.com. 

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