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24 mars 2016 - 15:49

D’importantes coupures dans les laboratoires médicaux du KRTB

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Rivière-du-Loup – Si le projet Optilab du ministère est mené à terme, d’importantes coupures de technologues médicaux sont à prévoir dans les laboratoires des centres hospitaliers du KRTB, des analyses qui seraient dorénavant faites à Rimouski.

Sylvain Lirette, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), secteur Bas-Saint-Laurent, a rencontré le 22 mars les technologues du Centre hospitalier de Notre-Dame-du-Lac, ils sont 13, pour constater que cette centralisation en inquiète plusieurs.

«Aujourd’hui (24 mars), je suis au Centre hospitalier régional du Grand-Portage pour parler aux employés du laboratoire», a mentionné M. Lirette. À Rivière-du-Loup, on parle de 35 travailleurs concernés par ces changements. Trois-Pistoles a également un laboratoire, plus petit cependant avec deux technologues médicaux. À La Pocatière, on retrouve plus de 15 employés dans le secteur du laboratoire.

«On est maintenu à l’écart de ce projet dont l’échéance est en 2017. On est exclu du débat. Les économies sont où ? Le ministère est incapable de les chiffrer. C’est un joli projet pensé dans une tour à Québec. C’est peut-être bon pour Montréal, mais en région c’est inquiétant», a mentionné le représentant des technologues.

Outre des conséquences professionnelles et familiales pour les travailleurs, le projet soulève aussi des inquiétudes au niveau de la sécurité des échantillons qui seraient acheminés à Rimouski. «Il y aurait juste les urgences qui seraient traitées sur le territoire des sept anciens CSSS. Le projet Optilab est plus avancé dans d’autres régions. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les gens sont en colère. En Abitibi et sur la Côte-Nord, ce n’est pas bien accueilli également», a souligné M. Lirette.

CISSS DU BAS-SAINT-LAURENT

Ce projet vise à optimiser les services, en centralisant la majorité des analyses biomédicales autour de 14 laboratoires serveurs répartis sur le territoire québécois. Au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Daniel Côté, président-directeur général adjoint, a expliqué que l’aspect clinique de cette réorganisation sera analysé par un groupe d’experts afin de voir avec plus de précisions ce qui pourra être concentré à un seul endroit.

«C’est justement cette analyse qui nous permettra d’établir la grosseur des équipes dans les sept laboratoires associés au centre serveur. On va assurer la qualité du service et la sécurité des échantillons», a mentionné M. Côté.

TECHNOLOGUES MÉDICAUX

Rivière-du-Loup 35
La Pocatière 15
Témiscouata-sur-le-Lac 13
Trois-Pistoles  2

 

Concernant les effectifs, le porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent a précisé que l’on considérera l’attrition normale en lien avec les départs à la retraite, le tout en collaboration étroite avec les représentants syndicaux : «C’est certain qu’il y aura une réorganisation, mais nous ne sommes pas capables pour le moment de déterminer le nombre de technologues médicaux qui seront déplacés.»

Quant aux économies financières potentielles, Daniel Côté soutient qu’elles seront réalisables grâce à une technologie plus performante et moins d’appareils sous-utilisés. Le tout pourrait être opérationnel d’ici deux ou trois ans.

 

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