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16 mars 2016 - 06:58 | Mis à jour : 10:34

Des voix louperivoises chez Allô Prof

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Rivière-du-Loup -  La semaine de relâche étant maintenant chose du passé, les étudiants du primaire comme du secondaire sont de retour sur les bancs d’école pour le sprint de fin d’année. Et s’ils ressentent le besoin de faire appel à la ressource Allô Prof pour l’aide aux devoirs, peut-être auront-ils la chance de tomber sur une voix qui a un petit côté familier. 

Non seulement cette voix saura-t-elle les guider vers la réponse à leur question, mais peut-être se reconnaitra-t-elle chez ces jeunes d’ici. En effet, cette voix pourrait être celle de Catherine Brissette ou d’Alexandre Pratte, deux enseignants originaires de Rivière-du-Loup qui travaillent pour Allô Prof, à Québec, le service d’aide aux devoirs gratuits et maintenant très populaire à l’échelle nationale. 

Diplômée de l’Université Laval en enseignement du français au secondaire depuis ce printemps, Catherine a commencé son implication avec Allô Prof en septembre. Mais même si leur union est encore jeune, celle-ci est marquante. 

« Une fois, un jeune homme de 3e année a appelé par lui-même, de sa propre initiative. J’ai trouvé ça fantastique. Ça m’a rappelé des souvenirs, quand moi-même je téléphonais. D’être aujourd’hui au bout du fil, c’est très valorisant », explique la jeune femme.  

La réputation d’Allô Prof n’est plus à faire au Québec. Depuis plus de 10 ans, le service offre la possibilité aux étudiants de contacter un tuteur spécialisé les soirs de semaine de 17 h à 20 h. Ils peuvent aussi simplement s’exercer avec différents exercices disponibles en ligne. 

C’est en appréhendant le mois de septembre à savoir si elle allait se trouver un poste que Catherine a décidé de cogner à la porte d’Allô Prof. Depuis l’automne, elle travaille grâce à des contrats de remplacement et complète grâce à quelques soirées du côté de l’organisme de bienfaisance. 

« C’est différent de la classe. Les approches ne sont pas les mêmes, il faut développer des façons de faire pour rassurer rapidement le jeune et lui faire comprendre qu’on va réussir à l’aider. Tout ça est complémentaire avec mon travail de tous les jours. »

Français, sciences, mathématiques… toutes les matières sont acceptées et les bienvenues. Catherine, toutefois, est là pour les questions sur le français et pour appuyer ses collègues dans ces cas-là. 

Pour Catherine, Allô Prof a été une révélation, une expérience peu commune. « Ça m’apporte beaucoup pour mon travail, mais également au plan personnel. Ça me donne tellement de positif que je ne pourrais pas arrêter », soutient-elle. 

Un sentiment que partagent assurément, à l’inverse, les centaines de jeunes québécois, qui tous les soirs, appellent ce service et se font aiguiller vers leur réussite scolaire. 

 

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